Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité‑prix : cher, mais cohérent si tu veux éviter le fil
Design : pas le plus beau, mais réfléchi pour le terrain
Batterie & autonomie : plusieurs cycles, mais pensée pour tourner en continu
Durabilité & fiabilité : solide, mais protège les plastiques
Performance de tonte : propre, régulière, mais bordures perfectibles
Présentation : ce que propose vraiment le Navimow i205 AWD
Points Forts
- Installation sans fil périphérique avec cartographie via GPS/NRTK + vision, vraiment pratique pour terrains complexes
- Bonne gestion des pentes et des surfaces irrégulières grâce aux trois roues motrices et au système AWD
- Coupe régulière et navigation logique, avec reprise de la tonte là où il s’est arrêté après recharge
Points Faibles
- Laisse une bande d’environ 10–15 cm le long des bordures, oblige à finir au coupe‑bordure
- Plastiques qui se rayent facilement et design pas très flatteur pour le prix
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | NAVIMOW |
Un robot tondeuse pour les flemmards… avec terrain pas simple
Je vais être clair : si je me suis penché sur ce Segway Navimow i205 AWD, c’est parce que j’en avais marre de passer mes samedis avec une tondeuse thermique dans un jardin de 400–500 m², avec des pentes et des coins galère. Je ne voulais surtout pas de fil périphérique à enterrer, donc ce modèle sans fil avec GPS/NRTK et caméra m’a tout de suite intéressé. Sur le papier, ça promet : gestion multi‑zones, pas d’antenne externe, 3 roues motrices, pentes jusqu’à 45 %, et tonte d’un jardin de 500 m² en gros une journée.
Je n’ai pas le i105E comme dans beaucoup d’avis Amazon, mais la logique est la même, juste en version plus musclée et AWD. J’ai regardé pas mal de retours utilisateurs avant de me lancer, et les notes tournent autour de 4,4/5, donc globalement les gens sont contents. Mais entre la fiche technique et la réalité, il y a souvent un écart. Mon but ici, c’est de dire ce qui marche vraiment et ce qui est un peu survendu, sans faire le commercial.
Concrètement, je l’ai testé sur un jardin autour de 450 m², avec une pente assez franche sur un côté, quelques arbres, un passage un peu étroit entre deux massifs, et des bordures pas parfaites. Je compare avec une tondeuse thermique classique et un petit robot d’entrée de gamme avec fil que j’avais essayé chez un proche. Ça donne une bonne base pour voir ce que la techno sans fil et l’AWD apportent vraiment.
Dans ce test, je vais surtout parler de ce qui compte au quotidien : installation, comportement sur la pelouse, bruit, autonomie, gestion des pentes et des bordures, et le rapport qualité‑prix par rapport à ce qu’on trouve chez Husqvarna, Worx & co. Ce n’est pas parfait, clairement, mais ça change quand même la vie si on sait à quoi s’attendre et qu’on accepte quelques limites.
Rapport qualité‑prix : cher, mais cohérent si tu veux éviter le fil
Niveau prix, on est clairement dans le haut de gamme pour un robot destiné à 500 m². Tu trouves des robots moins chers chez d’autres marques, mais souvent avec un fil périphérique à poser, une gestion des pentes plus limitée, et sans le combo GPS + vision + multi‑zones avancé. Donc oui, le ticket d’entrée pique un peu, mais il faut comparer ce que tu payes vraiment : le confort d’un déploiement sans fil, la gestion des pentes jusqu’à 45 %, et le fait que le NRTK + 4G soit inclus sans abonnement derrière.
Concrètement, si tu as un jardin simple, plat, carré, avec peu d’obstacles, je trouve que ce Navimow i205 AWD est un peu surdimensionné. Un robot plus basique avec fil fera l’affaire pour moins cher, même si l’installation est plus chiante au début. Par contre, si ton terrain est complexe (pentes, zones multiples, passages étroits, arbres, etc.) et que tu n’as aucune envie de jouer avec un câble périphérique, là le surcoût commence à se justifier. Tu payes surtout pour te simplifier la vie sur l’installation et la gestion quotidienne.
Les coûts d’usage ne sont pas délirants : un peu de lames chaque année, éventuellement un kit de protections, et c’est à peu près tout. Pas d’abonnement cloud obligatoire, pas de consommable exotique. La consommation électrique pour la recharge reste faible à l’échelle d’une saison de tonte, surtout par rapport à une thermique qui boit de l’essence à chaque sortie. Donc sur le long terme, ce n’est pas un gouffre, mais il faut accepter le prix de départ.
Si je devais résumer le rapport qualité‑prix : ce n’est pas le robot pour « faire une bonne affaire » à tout prix, c’est le robot pour quelqu’un qui veut gagner du temps sur un terrain chiant, sans se prendre la tête avec des fils et des réglages hardware. Si tu es dans ce cas, ça se tient. Si ton jardin est basique, tu peux clairement trouver moins cher qui fera presque la même chose. À toi de voir si la simplicité d’installation et l’AWD valent la différence pour ton usage.
Design : pas le plus beau, mais réfléchi pour le terrain
Visuellement, on ne va pas tourner autour du pot : le Navimow n’a rien d’une œuvre d’art. Comme plusieurs acheteurs le disent, il est un peu « lourdaud ». Le i205 AWD suit la même ligne que les i105E : un bloc noir assez massif, avec des formes anguleuses. Perso, je m’en fiche un peu, ça reste un outil de jardin, mais si tu espères un truc futuriste qui fait joli au milieu de la pelouse, tu risques de le trouver un peu moche. Par contre, cette forme assez compacte et ramassée a un avantage : il prend peu de place et reste stable sur les pentes.
La troisième roue à l’arrière est assez particulière. Elle est conçue de façon concentrique, ce qui lui permet de faire des virages à rayon zéro sans labourer le gazon. Dans la pratique, ça se voit : quand il pivote, tu n’as pas ces grosses traces de patinage qu’on voit sur certains robots qui forcent pour tourner. Le robot tourne sur lui‑même assez proprement, et ça aide à avoir une coupe plus régulière, surtout quand il enchaîne les demi‑tours en bout de ligne.
Les plastiques, eux, sont plutôt costauds, mais ils marquent vite. Les retours utilisateurs le confirment : au bout d’un an, il se prend pas mal de rayures s’il frotte les murs crépis, les bordures rugueuses, etc. Ça n’empêche pas le fonctionnement, mais il perd vite son look « neuf ». Certains recommandent clairement de mettre des protections en plastique achetées à part. Honnêtement, si ton jardin a des murs abrasifs ou des bordures dures, ça peut valoir le coup pour éviter qu’il soit tout griffé au bout de quelques semaines.
Les commandes physiques sont basiques mais pratiques : quelques boutons sur le dessus pour démarrer/arrêter et régler certains paramètres, le reste se fait dans l’appli. Il n’y a pas mille gadgets visibles, et je préfère ça : moins de trucs qui cassent. Globalement, le design n’est pas séduisant, mais il est cohérent avec son usage : compact, stable, pensé pour tourner sur place et encaisser les chocs légers. Si tu cherches le style avant tout, ce n’est pas lui. Si tu veux un truc qui se fond dans le décor et fait son boulot sans qu’on le regarde toutes les cinq minutes, ça passe.
Batterie & autonomie : plusieurs cycles, mais pensée pour tourner en continu
Sur la batterie, il ne faut pas rêver : avec 2,5 Ah, le Navimow i205 AWD ne va pas te tondre 500 m² d’un seul coup. La marque annonce environ 125 m² par charge, ce qui colle globalement avec ce qu’on voit sur le terrain quand l’herbe n’est pas trop haute. En gros, pour un jardin proche de la limite de 500 m², il va avoir besoin de plusieurs allers‑retours à la base dans la journée. Ce n’est pas un problème en soi, parce que tout est automatisé : il rentre à 15 % de batterie, se recharge, puis repart là où il s’était arrêté.
Le bon côté, c’est que la gestion de la reprise est bien foutue. Il ne recommence pas tout le terrain depuis zéro, il sait quelles zones ont déjà été tondues et se concentre sur le reste. Ça évite de perdre du temps et de la batterie à repasser 15 fois au même endroit pendant que d’autres zones restent en friche. Sur 500 m², compte plutôt une grande journée pour une tonte complète si l’herbe est raisonnablement entretenue. Si tu laisses pousser trop longtemps, il va mettre plus de temps, et l’autonomie va un peu chuter parce qu’il force plus.
La partie intéressante, c’est la gestion des trois roues motrices. La troisième roue n’est entraînée que quand le terrain l’exige, ce qui permet de gratter jusqu’à 30 % d’économie d’énergie selon la marque. Dans la pratique, tu ne vas pas sortir la calculette, mais tu sens qu’il ne force pas inutilement sur les zones plates. Il passe en mode « tracteur » seulement quand ça devient raide ou un peu glissant. Ça se ressent surtout sur les terrains mixtes : partie plate + partie pentue, où il ne vide pas la batterie juste parce qu’il est tout le temps en AWD à fond.
En usage réel, tu n’as pas besoin de surveiller la batterie en permanence. Tu règles des créneaux de tonte dans l’appli (par exemple tous les deux jours, matin et après‑midi), et tu le laisses vivre sa vie. Il fait ses cycles tout seul, et si tu n’es pas trop gourmand sur la hauteur de coupe, il garde la pelouse propre sans que tu penses à l’autonomie. Ce n’est pas une bête d’endurance d’un seul tenant, mais plutôt un petit ouvrier qui bosse par sessions. Si tu veux du « je lance une fois, il fait tout en 2 h et c’est plié », ce n’est pas ce type de produit.
Durabilité & fiabilité : solide, mais protège les plastiques
Sur la fiabilité, les retours d’utilisateurs qui ont plus d’un an de recul sont plutôt rassurants. Un acheteur explique par exemple qu’il utilise son Navimow (modèle proche) deux fois par semaine de avril à octobre, depuis un an, sans la moindre panne. Les plastiques sont rayés, mais la mécanique et l’électronique tiennent le coup. Pour moi, c’est plus parlant que la fiche technique : un robot qui bosse régulièrement pendant toute une saison et qui continue à tourner sans bug majeur, c’est déjà un bon signe.
La partie qui souffre le plus, ce sont clairement les coques. Si tu as des murs en crépi, des bordures rugueuses ou des obstacles un peu abrasifs, il va se rayer assez vite. Ça n’impacte pas le fonctionnement, mais si tu aimes garder ton matériel « propre », ça peut te piquer un peu. Plusieurs personnes conseillent de prendre un kit de protections en plastique qu’on trouve facilement. Honnêtement, vu le prix du robot, mettre un petit billet dans des protections pour qu’il vieillisse mieux, ça me paraît logique, surtout si ton terrain est serré.
Les lames, elles, ne sont pas un gouffre financier si tu fais un minimum attention. Tu peux utiliser des lames compatibles bien moins chères que celles de la marque, et ça fait très bien le boulot. On parle d’une quinzaine d’euros par saison si tu changes à un rythme correct, en les retournant une fois pour doubler leur durée de vie (le plateau tourne toujours dans le même sens, donc tu peux utiliser chaque côté). Ce n’est pas négligeable, mais ça reste raisonnable par rapport au temps gagné sur la tonte manuelle.
Enfin, les mises à jour logicielles sont fréquentes, ce qui est à la fois un plus et un rappel que le produit évolue encore. D’un côté, ça corrige des bugs et ça améliore la précision de la navigation. De l’autre, ça veut dire que tu es un peu « bêta‑testeur » parfois, même si ça semble s’être bien stabilisé. Avec une garantie de 3 ans annoncée par la marque sur cette gamme, on est sur quelque chose qui peut tenir plusieurs saisons sans gros souci, à condition de ne pas le maltraiter volontairement (trous boueux, grosses branches, etc.). Globalement, je dirais que c’est solide et sérieux, mais pense vraiment à le protéger si ton jardin est plein de surfaces qui griffent.
Performance de tonte : propre, régulière, mais bordures perfectibles
Sur la qualité de tonte pure, honnêtement, le Navimow i205 AWD fait le job. Une fois la cartographie bien faite et les zones réglées correctement, il couvre la surface de façon assez méthodique. On n’est pas sur un robot qui part en mode aléatoire complet : il suit des lignes, optimise ses trajets, et le résultat sur la pelouse est globalement homogène. L’herbe est coupée de façon régulière, surtout si tu le laisses passer plusieurs fois dans la semaine. Si tu viens d’une tondeuse manuelle où tu t’appliques à faire « ton champ de blé parfait », tu verras quand même que ça reste un robot : parfois, il y a des petites zones où l’herbe est un poil plus longue, mais rien de dramatique.
Là où ça coince un peu, comme beaucoup l’ont remonté sur les modèles proches, c’est les bordures. Le robot laisse souvent une bande d’environ 10 à 15 cm le long des murs, clôtures, massifs sans bordure adaptée. Ce n’est pas propre à ce modèle, mais c’est à savoir : si tu espères ne plus jamais toucher un coupe‑bordure, tu vas être déçu. Concrètement, tu gagnes 80–90 % du temps de tonte, mais il reste un petit tour de finition à faire à la débroussailleuse ou au rotofil toutes les deux semaines. Perso, ça me va, mais il faut l’avoir en tête.
Sur les obstacles, la caméra et les capteurs font plutôt un bon boulot. Le robot s’arrête devant un chien, un jouet d’enfant, ou un objet posé là par hasard, ce qui est rassurant. Il contourne les arbres et les parterres exclus assez proprement. Il peut se tromper un peu au début si ta cartographie est approximative, mais ça se corrige dans l’appli en ajustant les zones. Une fois que tout est calé, il se comporte assez bien et ne reste pas bloqué toutes les cinq minutes, sauf si tu as des pièges à la con (trous boueux, racines très marquées, etc.).
Pour un jardin d’environ 500 m², en laissant le robot tourner sur une journée avec quelques cycles de recharge, on obtient un gazon bien entretenu sans gros trous. Ce n’est pas la pelouse de golf, mais largement suffisant pour un jardin familial. Si tu compares à un robot d’entrée de gamme avec fil, tu gagnes clairement en logique de déplacement et en couverture des zones complexes. Par contre, pour les finitions de bord, on est toujours au même point : tu gardes ton coupe‑bordure à portée de main.
Présentation : ce que propose vraiment le Navimow i205 AWD
Le Navimow i205 AWD, sur le principe, c’est un robot pour jardin jusqu’à 500 m², avec un système de localisation sans fil périphérique. Il s’appuie sur un mix GPS haute précision (EFLS + réseau NRTK à triple fréquence) et une caméra (Vision) pour savoir où il est au centimètre près, même sous les arbres ou dans les passages étroits. L’accès au réseau NRTK et à la 4G est inclus, donc pas d’abonnement mensuel planqué derrière. Ça, c’est un bon point : tu payes le robot, et c’est tout.
Il annonce aussi une gestion jusqu’à 20 zones de tonte, ce qui est plutôt confortable pour un jardin découpé : par exemple, une zone devant la maison, une derrière, une petite bande sur le côté, etc. Tu peux créer tout ça dans l’appli, et le robot optimise ses trajets pour couvrir tout le terrain. Il reprend la tonte là où il s’est arrêté après recharge, ce qui est important, parce que sur 500 m², il ne va pas tout faire d’un coup avec sa batterie de 2,5 Ah.
Côté mécanique, on est sur un système à trois roues motrices avec AWD. En gros, les trois roues peuvent être motrices, mais la troisième n’est réellement entraînée que quand le terrain le demande. L’idée est de réduire la consommation d’énergie et de gagner jusqu’à 30 % d’autonomie. Sur une charge, ils annoncent environ 125 m² de tonte. Donc sur 500 m², il faudra plusieurs cycles dans la journée, mais c’est prévu pour : il bosse, retourne à la base, recharge, repart, etc.
Les spécifications sont assez classiques pour un robot de ce gabarit : hauteur de coupe réglable entre 2 et 6 cm, largeur de coupe de 18 cm, poids autour de 12 kg. Il n’y a pas d’assemblage compliqué à faire, et tout se gère via l’appli Segway/Navimow. Sur le papier, on est clairement sur un produit pensé pour les gens qui veulent éviter le fil périphérique et qui ont un terrain un peu compliqué (pente, relief, plusieurs zones). La vraie question, c’est : est‑ce qu’il tient ses promesses une fois posé sur la pelouse ?
Points Forts
- Installation sans fil périphérique avec cartographie via GPS/NRTK + vision, vraiment pratique pour terrains complexes
- Bonne gestion des pentes et des surfaces irrégulières grâce aux trois roues motrices et au système AWD
- Coupe régulière et navigation logique, avec reprise de la tonte là où il s’est arrêté après recharge
Points Faibles
- Laisse une bande d’environ 10–15 cm le long des bordures, oblige à finir au coupe‑bordure
- Plastiques qui se rayent facilement et design pas très flatteur pour le prix
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Segway Navimow i205 AWD, c’est un robot tondeuse pensé pour les gens qui veulent arrêter de tondre à la main, mais qui ont un terrain un peu casse‑pieds : pentes marquées, plusieurs zones, obstacles, bordures pas parfaites. Là où il est bon, c’est sur le combo installation sans fil, navigation assez intelligente, gestion des pentes et fiabilité globale. Tu le poses, tu fais la cartographie dans l’appli, et après quelques ajustements au début, il bosse en grande partie tout seul. La pelouse reste propre, la coupe est régulière, et le bruit est très contenu.
Ce n’est pas un produit magique non plus. Les bordures restent un point faible : tu auras toujours une bande de 10–15 cm à reprendre au coupe‑bordure de temps en temps. L’autonomie n’est pas folle sur un cycle, mais le robot est pensé pour enchaîner les charges et les reprises, donc si tu le laisses tourner dans la durée, ça fonctionne. Le design est moyen, les plastiques marquent vite, et le prix pique un peu si ton jardin est simple. Mais pour un terrain complexe où tu veux éviter le fil périphérique et profiter d’un vrai suivi GPS/4G sans abonnement, ça devient pertinent.
Je le recommande surtout à : ceux qui ont 300–500 m² avec pentes et zones multiples, qui n’ont pas envie de tirer des câbles partout, et qui acceptent l’idée de faire encore un petit tour de finitions. Si tu as une petite pelouse plate et carrée, regarde plutôt un modèle plus simple et moins cher. En résumé : ce n’est pas parfait, mais pour se débarrasser de 80–90 % de la corvée de tonte sur un jardin compliqué, il fait clairement le job.